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52- Travailler le sol – Guy Bossard

Depuis cinq générations, la famille Bossard produit tranquillement du Muscadet. Mais, avec l’arrivée de Guy Bossard tout allait changer : il était convaincu que le Muscadet pouvait être un grand vin, et de surcroît un vin de garde. Au début, ses collègues ont mis cette idée farfelue sur le compte de l’enthousiasme de la jeunesse. Mais depuis vingt-cinq ans, Guy n’a cédé sur aucun détail pour atteindre son but. Il suffit de goûter ses magnifiques blancs secs pour voir qu’il avait entièrement raison. C’est aujourd’hui un des plus beaux ambassadeurs du Muscadet Sèvre et Maine.
Il se convertit à la biodynamie en 1997 qu'il présente lui-même comme une «approche de la culture des vignes s'appuyant sur les cycles lunaires et des préparations naturelles secrètes».

En savoir plus sur Guy Bossard

Travailler le sol – avril 2009

Guy Bossard, viticulteur, Domaine de l'ECU

Mai 2010, 3 min 28''

Loire

 

Là, on est sur des terres assez structurées, au moment du labour de printemps, le décavaillonage. En fait, vous avez au premier rang, la situation hivernale. C'est-à-dire avec une cuvette dans le milieu pour évacuer les eaux excédentaires pendant la période d’hiver. Et après, on va débutter les ceps en passant deux fois. C'est-à-dire une première fois avec les disques qui font la moitié du labour, et une seconde fois avec des décavailloneuses qui finissent le travail et qui le fignolent. Le déchaussage de printemps se fait assez tardivement, c’est pour ça que c’est un petit peu dur car on est en période de sécheresse. Mais on ne peut se permettre de labourer très tôt dans le nantais parce que le tribu qu’on paie au gel de printemps est, d’une année sur l’autre, toujours très lourd. Et comme le labour favorise l’évaporation et le gel. Alors évidemment, ce qu’on n’a pas fait plus tôt en saison, il faut le faire en mai avec tous les aléas de sécheresse ou de jours fériés que cela comporte, mais on n’y arrive quand même!

Ici nous sommes sur le Clos de l'ECU, qui a donné son nom au domaine. Pour l’instant, nous communiquons sur la qualité des vins uniquement par la roche mère, par le sous-sol. Les trois roches qui prévalent sur le domaine, c’est deux roches métamorphiques de plus en plus dures : c'est-à-dire le gneiss et l’orthogneiss. Là, on est sur les orthogneiss. Et ensuite, aux confins de la commune de Valette, nous avons des terroirs avec encore plus de minéralité. Ce sont des granites, des «granites...de mica» qui rappellent le granite breton car nous sommes dans le sud du massif armoricain. C’est assez intéressant de constater qu’entre les gneiss et les orthogneiss... bon, ce sont des termes pas forcement accessibles au quotidien, mais qui sont répertoriés comme tels. À quelques dizaines de mètres d'écart, on obtient des vins complètement différents, même si c’est le même millésime, le même cépage et la même vinification voir le même process de biodynamie à la vigne et le même process à la cave. C'est à dire, 100% vendange manuelle, levure indigène, pas de traumatisme sur les jus. Pour révéler l’enracinement, le terroir, la minéralité des vins, ce qui fait l’originalité et l’intérêt des vins en biodynamie.

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52- Travailler le sol – Guy Bossard

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Date de l'intervention : mai 2010
Domaine : Domaine de l'ECU
Métier de l'intervenant : Vigneron (e)
Nom de l'intervenant : Bossard Guy
Onglet de niveau 1 : 2 - La plante
Onglet de niveau 2 : 2.2 - Le travail du sol
Onglet de niveau 3 : Conseiller
Région : Loire